L’inauguration du Centre de traitement post-récolte de cacao d’excellence de Kessibo-Abréwankor, dans la préfecture de Wawa, le 23 mai 2026, marque une avancée importante pour la filière cacao togolaise. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, d’acteurs de la filière et de partenaires internationaux, illustrant l’intérêt croissant accordé à l’amélioration de la qualité du cacao national.
Porté par le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC), l’ouvrage a été entièrement financé sur fonds propres pour un montant de 160 millions de francs CFA.




Le Secrétaire général du CCFCC, Enselme Gouthon a rappelé le parcours du projet en déclarant que « le Centre de traitement post-récolte de cacao d’excellence que nous inaugurons ce jour à Kessibo-Abréwankor était encore un rêve lorsque nous sommes venus en ces lieux acquérir le terrain en 2023 ».
Implanté sur une superficie de 1,37 hectare, le centre dispose d’infrastructures complètes dédiées aux opérations post-récolte, incluant fermentation, séchage, stockage, équipements logistiques, ainsi que des installations sociales et énergétiques modernes.



Selon le responsable du CCFCC, la filière cacao togolaise, bien que limitée en volume, s’est distinguée à plusieurs reprises par la qualité de sa production sur la scène internationale. Il a notamment rappelé que « ces prouesses successives en matière de qualité ouvrent au Togo de grandes opportunités de marchés exclusifs de cacao d’excellence », en référence aux résultats obtenus lors des concours Cocoa of Excellence. L’objectif du centre est de structurer cette dynamique en permettant la production d’environ 100 tonnes de cacao d’excellence dès la première campagne.

Le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki a, pour sa part, insisté sur l’orientation qualitative adoptée par le pays. Il a affirmé que « le Togo est un petit pays producteur de cacao dans le monde. Nous ne pouvons que nous appuyer sur la qualité du produit pour nous affirmer à l’international ». Dans cette logique, le centre est appelé à jouer un rôle clé dans l’amélioration de la compétitivité du cacao togolais et dans l’augmentation des revenus des producteurs.
Le ministre a également souligné que « l’exploitation du Centre de traitement post-récolte du cacao d’excellence optimise la qualité du cacao togolais », tout en mettant en avant les retombées attendues en matière d’emploi pour les jeunes et les femmes, ainsi que le renforcement de la chaîne de valeur.




Au-delà de ses fonctions techniques, l’infrastructure est également pensée comme un outil de formation et de renforcement des capacités des producteurs et techniciens. Elle sera gérée par une coopérative de producteurs, dans une logique d’appropriation locale et de pérennisation des acquis.
Les autorités ont enfin salué les performances récentes des producteurs togolais distingués au concours international Cocoa of Excellence 2025, confirmant la reconnaissance croissante du cacao national. Elles ont appelé à la consolidation de ces acquis, condition essentielle pour renforcer la présence du Togo sur les marchés de niche et à forte valeur ajoutée.
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